Comment atteindre plus de personnes exclues dans des zones rurales au Togo ?

Selon la banque mondiale, le Togo a enregistré une progression de son taux d’inclusion financière remarquable entre 2014 et 2017 en devançant des pays comme la Côte d’Ivoire, Madagascar, le Tchad ou le Mali. En Afrique subsaharienne, la proportion de personnes de plus de 15 ans utilisant un service financier formel a presque doublé en 2017 (de 23% en 2011 à 43% en 2017), ce chiffre est passé de 18% à 45% au Togo. En effet les résultats de l’enquête sur la demande des services financiers au Togo publiés par Finscope en 2016 ont révélés que cette augmentation est due principalement à l’introduction des services financiers mobiles de Moov en 2013 qui représentent selon la même étude 24% des plus de 15 ans. Ce dernier taux doit être certainement supérieur depuis l’arrivée de T-Money en octobre 2016.

Soutenir des agents féminins de qualité peut permettre d’accélérer l’adoption des services financiers digitaux : rencontre avec Poupette Illunga

Poupette Illunga est l’une des premières femmes agents pour un établissement financier en République Démocratique du Congo, dans la commune de Mont-Ngafula, non loin de Kinshasa. L’importance de son rôle est renforcé par le fait que seulement 8% des entreprises formelles sont dirigées par des femmes.  Au début, elle était emprunteuse auprès de l’établissement. On lui a ensuite proposé de devenir agent. Elle a accepté d’investir dans ce métier. Après avoir ouvert un compte avec un fond de 1000$, elle a été enrôlée, formée, a reçu un terminal de paiement électronique (TPE) et a bénéficié d’une journée de sensibilisation en marketing dans son quartier pour attirer les clients.  

Étapes simples pour inciter les femmes à plus utiliser les services mobiles

Le deuxième rapport de GSMA Mobile sur l’écart entre les hommes et femmes concernant l’accès au téléphone mobile et aux services internet, montre qu’il y a de bonnes avancées dans les efforts visant à réduire cet écart entre les sexes confirmant ainsi que les actions ciblées font une différence. Cependant, Il reste encore du travail à faire pour éviter de renforcer ce fossé digital. Nous devons comprendre quelles mesures concrètes peuvent être prises pour accroître l’inclusion économique et sociale.

Plaidoyer pour une plus grande présence des femmes dans les réseaux d’agents

Les femmes offrent des services de grande qualité à la clientèle. Elles sont plus prévenantes, disponibles, diligentes et promptes à établir la confiance. Elles sont également plus disposées que leurs homologues masculins à accommoder des femmes et autres personnes vulnérables. Ce sont là des conclusions souvent tirées d’une série d’études qualitatives menées en Inde, en Zambie et sur d’autres marchés d’Asie et d’Afrique. Toutefois des données concrètes relatives à la rentabilité des activités des femmes agents, qui nous permettraient de faire les ajustements appropriés au niveau des stratégies de gestion des réseaux d’agents au profit des femmes, font encore défaut.
L’Institut Helix de Finance Digitale a mené des études représentatives à l’échelle nationale sur les réseaux d’agents de huit principaux marchés de la finance digitale (ANA).

Interventions monétaires du HCR dans le camp de réfugiés de Meheba en Zambie : le parcours vers la digitalisation

C’est par une journée chaude et poussiéreuse que notre équipe a fait la route vers le camp de réfugiés de Meheba dans la province Nord-Occidentale de la Zambie. Nous étions plein d’énergie, même si c’était surtout l’adrénaline qui nous faisait tenir après deux jours sans sommeil. Nous allions découvrir les premiers résultats de neuf mois de travail en vue de la digitalisation des interventions monétaires en espèces (CBI) versées aux réfugiés de Meheba, un projet conjoint du Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) et du Fonds d’équipement des Nations Unies (FENU).