Agir ensemble pour lutter contre la fraude dans les services financiers digitaux

La fraude est l’une des principales menaces qui pèsent sur l’émergence et la pérennité de l’écosystème des services financiers digitaux. En Ouganda, ce fléau empoisonne le marché des services financiers digitaux depuis longtemps. Les acteurs du secteur ougandais des services financiers digitaux ont appelé à la collaboration pour lutter contre la fraude. Mais que supposerait une telle collaboration ? Cet article s’interroge sur les moyens à mettre en œuvre pour instituer une coopération efficace entre les différents acteurs du secteur, à supposer qu’ils soient véritablement disposés à s’y engager pleinement.

Les solutions à l’emporte-pièce pour les commerçants ne fonctionneront pas

Sanjay, Deepak, Pushpa et Shailendra sont commerçants dans différentes parties de l’Inde. Ils vendent des marchandises dans leurs propres magasins et sont régulièrement en contact avec divers clients avec qui ils traitent. Les quatre ont quelques traits en commun, à divers niveaux. Ils estiment que les paiements digitaux sont bons pour eux. Tous ont une expérience dans le domaine bancaire et ont utilisé les services financiers à différents niveaux. Ils se sont montrés disposés et aptes à devenir des commerçants hors-ligne[1] et à rejoindre le mouvement digital.

Potentiel du paiement marchand en Côte d’Ivoire : qu’en est-il du secteur informel?

Bien que le paiement marchand soit une priorité majeure pour les fournisseurs de services financiers digitaux en 2018, les taux d’activités des marchands accepteurs et des clients restent faibles, selon le rapport de GSMA sur l’industrie du mobile money. En Côte d’Ivoire où les deux opérateurs de téléphonie mobile MTN et Orange dominent ce marché, l’adoption est limitée. Une étude diagnostique sur les facteurs de succès des solutions de paiement marchand au moyen de portemonnaies électroniques menée par MicroSave en novembre 2017 auprès de 93 marchands accepteurs révèle que seulement 5% des paiements sont réalisés via la solution marchande.

Interventions monétaires du HCR dans le camp de réfugiés de Meheba en Zambie : le parcours vers la digitalisation

C’est par une journée chaude et poussiéreuse que notre équipe a fait la route vers le camp de réfugiés de Meheba dans la province Nord-Occidentale de la Zambie. Nous étions plein d’énergie, même si c’était surtout l’adrénaline qui nous faisait tenir après deux jours sans sommeil. Nous allions découvrir les premiers résultats de neuf mois de travail en vue de la digitalisation des interventions monétaires en espèces (CBI) versées aux réfugiés de Meheba, un projet conjoint du Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) et du Fonds d’équipement des Nations Unies (FENU).